Dr Ibrahim Togola décoré Chevalier de l’Ordre National


Le lundi 15 mai 2017, le Dr. Ibrahim Togola, Président du Conseil d’Administration de Mali-Folkecenter Nyetaa (MFC Nyetaa), a reçu des mains de Mme Keita Aida M’Bo, Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, la médaille de Chevalier de l’Ordre Nationale attribuée par la Grande Chancellerie des ordres Nationaux du Mali. C’était en présence du Grand Chancelier des ordres Nationaux du Mali.

Cette médaille lui ait attribué en reconnaissance du mérite de ses multiples interventions, actions et résultats atteints en faveurs de préservation et de la protection de l’environnement du pays.

Le MFC Nyetaa est une ONG malienne créée en 1999 dont la mission est de transformer les potentialités existantes en opportunités pour le développement socio-économique durable au Mali et au Sahel. Elle intervient dans les domaines de la résilience climatique, la gestion durable des ressources naturelles, le plaidoyer et lobbying, les énergies renouvelables, le développement économique durable, le genre et leadership.

La médaille est un honneur et une fierté pour le Mali-Folkecenter Nyetaa, dont les efforts quotidiens contribuent inlassablement à la protection de notre environnement notamment la gestion durable des ressources naturelles et l’augmentation de la résilience les plus vulnérables.

Les Ordres Nationaux de la République du Mali ont été créés par la Loi n° 63-31/AN-AM du 31 mai 1963. Le chevalier de l’Ordre National est un ordre honorifique qui récompense des mérites exceptionnels et une fidélité continue dans l’accomplissement de services au profit de la Nation.

Journée internationale de la biodiversité : 22 mai 2017


Le terme « biodiversité » ou « diversité biologique », désigne toutes les formes de vie sur la Terre et leurs caractéristiques naturelles. Il a fallu une évolution de plusieurs milliards d’années pour parvenir à la biodiversité dont nous sommes témoins aujourd’hui. Nous la devons au gré de processus naturels et de plus en plus à l’influence des êtres humains. Nous faisons partie intégrante de cette biodiversité et nous en sommes totalement dépendants.

C’est en 1993 que les Nations Unies ont créées la journée dédiée à la biodiversité. Depuis 2000, la journée du 22 mai a été désignée comme journée internationale de la biodiversité. Cette campagne mondiale, menée par l’assemblée générale des Nations Unies, sensibilise les citoyens à la richesse des espèces végétales et animales sur Terre. En 2017, elle a pour thème « Biodiversité et tourisme durable ».

De nos jours, environ 1,75 millions d’espèces ont été identifiées, il s’agit essentiellement de créatures de petites dimensions, comme les insectes. Cette diversité s’explique en termes de la vaste gamme de plantes, d’animaux et de microorganismes. Un autre aspect de la biodiversité est la variété des écosystèmes que l’on rencontre dans les déserts, les forêts, les zones humides, les montagnes, les lacs, les cours d’eau, et les paysages agricoles. Dans chaque écosystème, les êtres vivants, y compris les êtres humains, forment un tout et interagissent, les uns avec les autres, mais aussi avec l’air, l’eau, et la terre qui les entourent.

Nos civilisations sont bâties sur les ressources biologiques et leur amenuisement aura des conséquences incommensurables sur notre vie sur Terre. Donc, il est primordial de les protéger. Les produits issus de la nature sont les bases de l’ensemble des activités que nous menons. Elles nous offrent la possibilité de nous nourrir, de nous soigner, de construire des abris et des moments de détente dans les différents milieux naturels. C’est l’un des principaux atout du tourisme durable, d’ou le lien entre le thème de cette année.

Malgré les efforts des 20 dernières années, l’activité humaine est la première source de destruction de la biodiversité. Ce phénomène vise principalement la destruction des habitats naturels de la faune, la surexploitation, la pollution et le déplacement volontaire de plantes et d’animaux dans des environnements étrangers. Pour une gestion durable de la biodiversité, une action urgente et décisive est nécessaire pour la préserver.

La liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), a répertorié pour l’année 2016, 79.837 espèces d’animaux, dont 23.250 présentent un risque d’extinction sévère. Si des actions urgentes ne sont pas menées, certaines disparaitrons définitivement.

L’Afrique est le deuxième continent en biodiversité (après l’Amérique), 20 364 espèces d’animaux et de plantes y sont comptabilisées, dont 15 643 animales. 19 % de la faune africaine est considérée comme menacée par l’UICN. Ce chiffre important place l’Afrique sur la deuxième marche des continents dont la faune est la plus menacée, derrière l’Europe.

Au Mali, les principales menaces directes pour la biodiversité ont été identifiées comme suit: le changement climatique, l’agriculture, l’étalement urbain et la perte d’habitats naturels, les feux de brousse et l’exploitation incontrôlée des ressources en bois, le braconnage. Les Services des Eaux et forêts malienne avertissent que plus de 3.000 espèces animales et 16.000 espèces végétales sont sérieusement menacées d’extinction. A titre d’exemple on peut citer : le vautour à tête blanche, la gazelle Dama ou le Lamentin. A une échelle internationale, le chimpanzé commun, la tortue d’Egypte ou la baleine bleue, sont quelques espèces de la longue liste des mammifères menacées d’extinction.

Le Mali-Folkecenter Nyetaa, acteur actif pour la préservation de l’environnement, se sent concerné par ce phénomène. C’est dans ce contexte que l’ONG en partenariat avec les communes, les services techniques de l’état et l’entreprise AID sa, à travers un financement de la NORAD, a développé dans la région de Sikasso, le projet Arbre SEL (Arbre comme Support aux Economies Locales.) Ce projet vise la gestion participative et durable de la faune sauvage, de son habitat du complexe forestier Bougouni-Yanfolila et assurer la survie des populations riveraine des étendues forestières. Les études effectuées sur les plantes sauvages médicinales et additifs alimentaires dans la zone montrent qu’il existe un énorme potentiel encore intact. Le défi est de travailler avec ces communautés et leurs élus locaux pour contribuer a leur développement durable tout en préservant la richesse de l’écosystème de leur zone et réduire les conflits les éleveurs (transhumants) et agriculteurs sédentaires.

TDR DU 2IEME APPEL A PROJET – PROJET D’INITIATIVES LOCALES D’ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES (PIL-ADCC)


Projet d’Initiatives Locales d’Adaptation Durable aux effets des Changements Climatiques des communautés Rurales vulnérables du Mali (PIL-ADCC)

Le deuxième appel à proposition de projets du ‘’Projet d’Initiatives Locales d’Adaptation Durable aux effets des Changements Climatiques des communautés Rurales vulnérables du Mali (PIL-ADCC)’’ a été lancé lundi 16 mai à l’Hôtel Salam. Cet appel est la suite d’un premier appel qui a permis de sélectionner dix (10) nouvelles initiatives des membres du RESO-Climat Mali.

Les offres sont recevables au secrétariat du 16 mai au 29 juin 2017 et l’ouverture des plis, en présence des postulants aura lieu le 30 juin à partir de 15 heures dans la salle de réunion du Secrétariat du Reso-Climat Mali.

Télécharger les TDR

La plate-forme mondiale 100% d’énergie renouvelable (Global 100% Renewable Energy Platform) est lancée !


Bonn, le 8 mai 2017 – Bonn abrite le lancement de la plate-forme mondiale 100% d’énergie renouvelable. Au cours de la cérémonie de lancement, des experts de renommés mondiales sur les énergies renouvelables et des solutions pour atteindre 100% d’énergie renouvelable à l’échelle mondiale, pour l’atténuation du changement climatique et pour l’accès aux services énergétiques modernes à tous.

Parallèlement aux discussions sur les changements climatiques de l’ONU, l’événement a encore une fois confirmé la valeur d’avoir une véritable plate-forme multipartite d’acteurs de la société civile, des entreprises, du gouvernement et de la science afin de réaliser conjointement une énergie globale 100% renouvelable une réalité dans l’intérêt d’atténuer les effets du changement climatique.

Bill McKibben, ambassadeur de la plate-forme et co-fondateur de 350.org: « Tout le monde sait ce que nous allons tirer des sources d’énergie renouvelables simplement parce qu’ils sont gratuite, Nous devons y aller très vite si nous avons l’espoir de rattraper les effets du changement climatique ».

Le travail de la plate-forme sera guidé par le principe selon lequel tous nouveaux investissements dans les systèmes énergétiques doivent être à 100% en énergie renouvelable et que les approches décentralisées et axées sur l’hommes sont le meilleur moyen de transformer la société.

Naoto Kan, ambassadeur de la plate-forme et ancien Premier ministre du Japon : « Les énergies renouvelables contribuent à la paix mondiale car les conflits sur les ressources peuvent être évités si les pays peuvent produire leur propre électricité de manière durable ».

Ibrahim TOGOLA, ambassadeur de la plate-forme, Mali-Folkecenter, Mali : « L’énergie renouvelable est une résilience pour les communautés africaines en catalysant les économies locales et en offrant de nouvelles opportunités aux populations africaines, en particulier dans les zones non desservies ».

Les membres fondateurs ont souligné lors du lancement aujourd’hui que la plate-forme mondiale 100% d’énergie renouvelable poursuivra avec véhémence ces ambitions.

Pour plus d’informations, y compris la liste des membres, veuillez-vous référer au site Web Global 100% RE.

Ou contacter :

Arthur Hinsch
Coordinateur global de plate-forme 100% RE
Charles de Gaulle-Str. 5
53113 Bonn, Allemagne
Tél : +49 228 36940-89
Fax : +49 228 36940-84
Email : ah@wwindea.org
www.go100RE.net

Campagne Sigida Nyetaa, édition 2017 – avec le football & le cyclisme pour un changement de comportement face l’environnement


La région de Sikasso représente le plus grand bastion en ressources naturelle et aurifère au Mali. De même, elle constitue le dernier rempart face à la désertification. De nos jours, cette partie du pays traverse d’énormes problèmes sociaux environnementaux. Ces problèmes sont surtout liés à la pression anthropique, en l’occurrence, la coupe et la vente du bois et du charbon de bois, l’orpaillage et les mauvaises pratiques agricoles.

La commune rurale de Finkolo-Ganadougou, n’est pas en marge de cette situation. Elle est confrontée généralement à la dégradation de la végétation due à une exploitation abusive des ressources forestières et ligneuses, à la pollution de l’eau et de l’air liée aux activités d’orpaillage.

Toutes ces pratiques hypothèquent la vie des populations et l’avenir des générations futures. Pour éveiller la conscience des populations face à ces problèmes ci-dessus citée, le Mali-Folkecenter à travers son projet Sigida Nyetaa, en partenariat avec la Fondation Siemenpuu de la Finlande, a initié une vaste campagne de sensibilisation à travers les sports de masse auprès des jeunes depuis 2014.

La troisième édition de tournoi de football s’est déroulée de février à avril et la finale a eu lieu le 22 avril 2017. Elle a été organisée par les jeunes leaders de la commune avec l’appui de MFC Nyetaa.

Deux activités phares ont marqué la campagne : le cyclisme et un tournoi de football.

 

La course cycliste qui s’est déroulée dans la matinée a mis en complétion trente (30) cyclistes des communes rurales de Finkolo-Ganadougou, Nièna, N’Tikouna, Zanièna, Zanférébougou, Fourou et Blendio sur une distance de plus de 80 kilomètres.

A l’arrivée, M. Daouda Sidibé de Niéna a été le premier de la compétition. Il a été suivi respectivement par M. Yacouba Diallo du village de Tiola et M. Sidi Diallo du village de N’Tjibala.

Le clou de la campagne, le tournoi du football, a regroupé les équipes des communes de Finkolo-Ganadougou, N’tikouna, Zanièna et Fourou. La Finale a opposé l’Association Sportive Tata (AS TATA) à l’Association Sportive Konifla (AS Konifla), tous de Finkolo-Ganadougou.

Au l’issue, le match s’est achevé par le score d’un (1) but à zéro (0) en faveur de l’AS TATA.

Le Dr. Ibrahim Togola, Président de Mali-Folkecenter Nyetaa, M. Ousmane Ouattara Directeur Exécutif de MFC Nyetaa, M. Kalidou Togola, Maire de la Commune rurale de Finkolo-Ganadougou se sont joints au millier de supporteurs, venus des villages des quatre communes.

La campagne a été mise à profit pour véhiculer à travers la radio Sigida Nyetaa et dans les animations musicales, des messages de sensibilisation sur la protection de l’environnement, les dangers liés à la coupe du bois, l’orpaillage, les sachets plastiques. Ces messages ciblaient les jeunes et les femmes sur leur rôle et responsabilité dans la gestion durable de l’environnement.