Mali-Folkecenter Nyetaa is looking for interns for its office in Bonn, Germany


Mali-Folkecenter Nyetaa is a Malian NGO working on climate change, renewable energy, green jobs and environmental protection. We are based in Mali, West Africa. Since January 2019, we have an office in Bonn, at the UN village.

We are now looking for interns (based in Germany) to work part time at our Bonn office.

The general requirements are the following:

  • Strong interest in climate change, renewable energy, and environmental protection
  • Education to university level or similar in the fields of communication, environmental studies, social sciences, renewable energy, education sciences, natural sciences or similar
  • Strong capacity to work independently
  • Fluent English, and at least a basic knowledge of French – Interest in global issues, especially in (West) Africa

The following capacities/ characteristics are an asset:

  • Good communication skills: strong writing ability, and capacity to use design programs (like Adobe InDesign, Photoshop and Illustrator, etc), and make oral presentations
  • Strong knowledge of social media and internet in general
  • Marketing skills
  • Fluent French

The tasks will be defined together after evaluation of the interests and the capacities of the intern. They can include:

  • Production of promotional materials / articles / etc
  • Participation in the development of project applications
  • Research of information about various subjects related to the domains of MFC – Promoting MFC in Europe, especially in Germany via different channels
  • Other tasks depending on the skills and the interest of the volunteer

The working hours will be defined together, with a minimum of 10h/week.


MFC cannot pay a salary but we can offer one trip to Mali to participate in different activities in the field.

The applications composed of a motivation letter and CV are to be sent at the latest by Saturday 25 May 2019 to intern(at)malifolkecenter.org.

The interviews for the selected candidates will be organised preferably on Tuesday 28 May 2019 at MFC’s Bonn office.

More information about MFC: www.malifolkecenter.org

https://www.facebook.com/mfcnyetaa/

Le Fonds Vert pour le Climat bientôt accessible pour la société civile malienne !


L’atelier sur le processus d’accréditation du Mali-Folkecenter Nyetaa pour le Fonds Vert pour le Climat (FVC) s’est tenu à l’hôtel Amitié de Bamako ce jeudi 9 mai 2019. La rencontre placée sous la présidence du Ministère chargé de l’Environnement, a réuni près d’une centaine de participants, parmi lesquels, des représentants de la société civile, du secteur privé, des services techniques de l’État, des grandes écoles et universités et de l’Agence pour l’Environnement et le Développement Durable (AEDD), qui est l’autorité désignée au niveau national.

Photo de Famille des participants à l’atélier

Dans l’agenda de l’atelier nous avions :

  • Échanges avec les parties prenantes sur le FVC,
  • Les mécanismes de mobilisation du fonds,
  • Le rôle du MFC en tant que future entité accrédité pour l’accès direct.

Selon M. Sékou Konaté, représentant de SECO ONG : « Cet atelier est le couronnement d’efforts fournis et consentis par la société civile malienne pour l’adaptation des communautés aux effets des changements climatiques. Je me réjouis de cette reconnaissance de l’Etat envers les efforts de la société civile. Toutes mes félicitations à l’ONG MFC Nyetaa qui est parmi les trois premières structures nominées par les autorités maliennes pour l’accréditations au FVC. Je donne l’assurance de l’accompagnement du SECO ONG et de tous les réseaux d’ONG afin d’appuyer le MFC Nyetaa dans ce processus. »  

Dans son intervention, le Président du MFC Nyetaa, Dr Ibrahim Togola, a remercié le Gouvernement du Mali pour la confiance placée en la société civile malienne à travers le MFC Nyetaa. « Pour moi, c’est toute la société civile malienne qui est reconnu par les autorités maliennes pour démarrer le processus d’accréditation pour l’accès direct au FVC. J’invite l’ensemble de la société civile malienne, nos partenaires au développement et le Gouvernement du Mali à nous accompagner pour relever de défis pour le bien-être de nos populations surtout les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques. Dès maintenant nous allons travailler sur les outils nécessaires pour le processus à travers des formations, le montage de projets conséquents pour constituer un pipeline de projets conformément aux directives du FVC et tout ceux-ci dans la plus grande transparence. »

M. Modibo Sacko, Conseiller Technique, Représentant le Ministre chargé de l’Environnement a félicité la société civile en général et MFC Nyetaa en particulier pour être arrivé à ce niveau dans le processus d’accréditation. Selon lui : « L’accompagnement du gouvernement du Mali est obligatoire et prend tout son sens vue les efforts consentis face aux effets néfastes des changements climatiques. En tant que pays sahélien, les défis climatiques sont nombreux pour notre pays. Relever ces défis exige un effort conjoint de la part de l’État et de la Société Civile pour la mobilisation des ressources nécessaires. » 

Noté que : Le FVC est est un mécanisme financier de l’ONU rattaché à la Convention cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (UNFCCC). Il a pour objectif de réaliser le transfert de fonds des pays les plus avancés en destination des pays les plus vulnérables afin de mettre en place des ressources pour le financement des projets d’atténuation et d’adaptation aux effets des changements climatiques. En plus de MFC, les structures en processus d’accréditation au Mali sont l’ANICT (Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriales) et la BDM (Banque de Développement du Mali).

Péril des poissons dans le Baoulé


Avec le dérèglement climatique dans les pays du Sahel on assiste de plus en plus aux extrêmes concernant les indicateurs environnementaux (température, pluies, vent…). Ce fut le cas en avril dans le sud-ouest du Mali dans la commune de Garalo, Cercle de Bougouni.

Une grande pluie s’est abattue sur la commune de Garalo le 21 avril 2019. Selon les autorités locales, il a été recueilli entre 115 et 120 millimètres d’eau de pluie en trois heures. Suite à cela, le fleuve Baoulé (un affluent du fleuve Niger) a débordé.

Selon les responsables de l’Association des pêcheurs de la localité, cette eau a drainé des excréments de bœufs, des feuilles mortes, de la cendre des bois brûlés dans la forêt. Toutes choses qui ont exterminé une quantité importante de poissons du fleuve.

Cette version des faits a été confirmée par le Maire de la commune de Garalo, Issoufou Kanté : « Selon les agents des Eaux et Forêts, il y a eu entre 115 et 120 millimètres d’eau de pluie. Suite à cela, le fleuve Baoulé est sortie de son lit », a-t-il expliqué. « Cette eau qui est descendue dans le Baoulé était composée des excréments de bœufs qui sont en pâturage dans cette forêt, de la cendre des bois brûlés, des écorces et feuilles d’arbres », a-t-il poursuivi.

Vue de la rivière Baoulé dans le complexe de réserve de forêts Bougouni- Yanfolila. Crédit Photo: Mali-Folkecenter Nyetaa

Selon les pêcheurs, c’est ce mélange avec la forte quantité d’eau dans un laps de temps qui a été fatale pour une quantité importante de poissons de la rivière. « Ce qui nous a confortés dans cette analyse est le fait que tous les types de poissons ont été concernés par cette catastrophe mis à part la silure », a dit le maire de la commune. Selon lui, cela prouve que ce n’est ni du poison, ni de l’eau polluée qui ont été déversés dans la rivière.

Ce phénomène a drainé une foule importante de personnes vers cette partie de la rivière. Elles sont parties ramasser les poissons morts. Ce qui a d’ailleurs causé la mort d’un villageois par noyade, a regretté M. Kanté.

Des poissons morts dans le Baoulé. Crédit Photo: Mali-Folkecenter Nyetaa

Ces informations ont été confirmées par le Président des pêcheurs de la commune de Garalo. Selon Drissa Traoré, c’est un phénomène qui se produit chaque année avec l’arrivée des premières pluies. Cependant, l’ampleur n’a jamais été aussi grande. « Avec la quantité de poissons morts, nous avons peur qu’il n’y ait un manque de poissons dans les jours à venir », s’est-il exclamé.

« Les gens venaient de partout pour ramasser les poissons morts sur les berges pour lez. On pouvait remplir un sac de 100 kilogrammes de poissons en 30 minutes. Et la grande partie de ces poissons a été amenée à Bamako », a-t-il ajouté. 

Des poissons morts dans le Baoulé. Crédit Photo: Mali-Folkecenter Nyetaa

Les spécialistes des Eaux et Forêts ont également avancé les mêmes raisons. Selon Sekou Kanta, ingénieur des eaux et forêts, il n’y a rien d’inquiétant. « C’est quelque chose qui se passe de plus en plus tout le long du Baoulé et ce n’est aucunement de l’empoisonnement », explique cet ingénieur qui a d’ailleurs fait sa thèse sur ce phénomène.

La partie de la rivière Baoulé concernée par ce phénomène se trouve dans le complexe des aires protégés de Bougouni-Yanfolila, dans la zone d’intervention du MFC. C’est ce qui a motivé le MFC à enquêter sur la situation afin de clarifier aux différents acteurs les raisons du péril de poissons.

Bien qu’il soit soulageant de savoir que le péril n’est pas dû à un empoisonnement ou à une autre catastrophe environnementale, il est toujours inquiétant que ce phénomène pourrait se reproduire chaque année, et même à plus grande échelle, à mesure que les changements climatiques bouleversent les cycles météorologiques vers l’extrême.