Le Protocole de Kyoto , sa mise en oeuvre, et les stratégies d’adaptation au Mali

Signataire du protocole de Kyoto sur les changements climatiques, le Mali de 1974 a nos jours a inscrit comme action dans le domaine des changements la mise en œuvre des puits de carbone a travers la lutte contre la désertification (LCD). Le cout total des actions de 1974 á 1997 s’élève á 295, 7 milliards de Fcfa (soit 15% du total des investissements).

La part de l’Etat malien s’élève á 14,2 milliards de FCFA soit 4,8%.

Le Financement extérieur s’élève á 166,5 milliards de Fcfa soit 56,39%

La contribution totale des ONG/ société civile á 115 milliards de Fcfa soit 38,9%.

L’une des actions importantes dans le cadre des changements climatiques fut le Plan National d’Action Environnemental/Plan d’Action Nationale (PNAE/PAN).


Résultats/Impact du PNAE/PAN- CCD

Sur le financement de l’environnement, un plan national environnementale a été adopté par le gouvernement du Mali en Août 1998. Une table ronde organisé a permis la soumission de 16 projets ayant retenus l’attention des partenaires financiers permettant ainsi l’engagement de 28,8 milliards de Fcfa. Par mis ces projets nous avons :

► Appui institutionnel Stratégie Énergie Domestique

► Stratégies Énergies Domestiques

► Aménagement du Territoire, Système National d’Information Environnementale

► Environnement et développement Paysans : appui á la recherche Forestière Participative, Appui au service Forestier

► Etc.


Technologies d’adaptation au Changement climatique :

Dans ce cadre, plusieurs actions ont été menées par différents partenaires :

La formation des techniciens intervenants dans le domaine du froid pour réduire voir supprimer l’utilisation du gaz CFC nuisible á l’environnement.

Au Mali, la part du bois de chauffe dans la satisfaction des besoins énergétiques s’élève á plus de 95 %. Cette utilisation de bois réduit considérablement les puits de carbone naturels sur l’ensemble du territoire.

Les fourneaux ameliorés

Plusieurs technologies d’adaptations ont été mis en œuvre par la Stratégie Énergies Domestique (SED).

• Fourneau Sewa :

• Fourneau déméba,

• Fourneau nafaman

• Et beaucoup d’autres types de foyer améliorés.

Tout cela est en communion avec le vaste programme de subvention du gaz butane. Importateur de cette source d’énergie, dans le cadre de sa lutte contre la désertification, le Mali subventionne les bouteilles de 6 kg. Malgré cette subvention, le produit reste un luxe inaccessible a la majorité de la population. Le cout, la disponibilité, l’insuffisance de bouteille et de point de recharge restent les difficultés qui s’oppose a une diffusion á large échelle du gaz butane. Diffusion qui permettrait de réduire considérablement la pression anthropique.

Le gaz butane (gauche) et les briquettes (droite)

Le bois de chauffe, source d’énergie la plus utilisée s’éloigne de plus en plus des points usagers. Un aspect non moins important dans la hausse des prix de la denrée. Aujourd’hui, dans les villes, le charbon de bois a remplacé le bois de chauffe. Avec les techniques anciennes, il faut 3 kilogrammes de bois pour 1 kilogramme de charbon de bois. Ce rendement étant faible il pourtant trouver un moyen moins agressif á notre environnement et pouvant remplacer le bois et le charbon de bois. Ainsi, les briquettes combustibles ont vue le jour. A ce jour il existe plusieurs technologies utilisant diverses matières premières. Mais le problème reste au niveau de la vulgarisation du produit peu connu des usagers.