Le développement équilibré
et durable du Mali dans le contexte de la mondialisation et de l'intégration sous régionale, passe préalablement
par la dotation du pays en infrastructures de base performantes et
suffisantes. Pour un pays en développement, continental et non producteur
de pétrole comme le Mali, le défi à relever en matière
de développement des infrastructures énergétiques est à la
mesure de la problématique tridimensionnelle :
-Surexploitation du massif forestier national
-Cherté des énergies
commerciales classiques
-Faible valorisation des potentialités nationales en énergies
renouvelables.
Pour résoudre cette équation, le Gouvernement de la République
du Mali a inscrit au nombre des objectifs spécifiques du 3ème
axe du Cadre Stratégique de Lutte Contre la Pauvreté (CSLP) adopté en
2002, « l'amélioration des conditions d'accès
de la population à toutes les formes d'énergie, en particulier,
les énergies modernes et la rationalisation de l'utilisation des sources
d'énergies existantes ». Le Gouvernement a
ensuite retenu en octobre 2002 l'option stratégique de « l'élargissement
du parc énergétique, sa diversification et son extension aux
zones rurales » . Il a également approuvé en
mars 2006 une Politique Energétique Nationale avec pour objectif global
de « contribuer au développement durable du
pays, à travers la fourniture des services énergétiques
accessibles au plus grand nombre de la population au moindre coût, et
favorisant la promotion des activités socioéconomiques » .
Le désengagement de l'Etat des activités opérationnelles ,
autre option stratégique majeure du Gouvernement, conduirait inéluctablement
vers un cul de sac, s'il ne s'accompagne pas avec une implication appropriée
et conséquente du secteur privé et de la société civile
dans le développement des services énergétiques. En
raison de la complexité et la spécificité de certaines
catégories d'investissement et d'activités du secteur énergétique,
le Partenariat Public Privé (PPP) constitue assurément un créneau
porteur qu'il importe d'explorer et valoriser au plus tôt. C'est à ce
titre que mon département fonde beaucoup d'espoir sur l'établissement
d'un cadre de partenariat public-privé cohérent et viable dans
le secteur de l'énergie au Mali.
Bamako, Avril 2006
Son Excellence, Hamed Diane SEMEGA
Ministre des Mines, de l'Energie et de l'Eau |